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Deuxième République, 1803

5 francs concours de brenet

  • Argentmétal
  • 36 mmdiamètre
Sur la frise Deuxième République, 1848-1852

Pas encore dans le jeu

Pays
Deuxième République
Époque
Époque contemporaine, 1803
Métal
Argent
Diamètre
36 mm
Références
Numista 587862

La pièce de 5 francs concours de Brenet est un essai monétaire de la Deuxième République, daté de 1803 dans les données de frappe qui nous sont parvenues, ce qui pose problème puisque la Deuxième République commence en 1848 [À VÉRIFIER]. Il s’agit d’un projet de type pour la pièce de cinq francs en argent, dessiné par le graveur Pierre-Alexandre Brenet, et non d’une monnaie destinée à circuler massivement. Son diamètre de 36 millimètres correspond à celui des cinq francs de l’époque, mais son statut d’essai ou de concours en fait une pièce rare, absente des listes d’ateliers et de tirages connus.

Une République qui cherche sa monnaie

La Deuxième République, proclamée en février 1848, hérite d’un système monétaire mis en place sous la Révolution et consolidé par Napoléon. Le franc germinal, défini par la loi du 7 germinal an XI (mars 1803), sert de référence : le franc contient 4,5 grammes d’argent au titre de 900 millièmes, et la pièce de 5 francs pèse 25 grammes. Ce cadre n’a pas bougé sous la monarchie de Juillet, mais le changement de régime pose la question de l’effigie. Une République ne peut pas continuer à frapper des pièces à l’effigie d’un roi déchu, ni même à celle d’un souverain quelconque.

Dès 1848, la Monnaie de Paris et plusieurs artistes proposent des types républicains. Le concours de Brenet s’inscrit dans cette effervescence : il s’agit de trouver une figure qui incarne la République sans tomber dans la propagande trop appuyée, tout en restant lisible sur un flan de 36 millimètres. La date de 1803 accolée à cette pièce dans certaines sources suggère soit une confusion avec la loi du 7 germinal an XI, soit un essai réalisé plus tard mais daté par erreur [À VÉRIFIER]. Quoi qu’il en soit, la pièce de 5 francs concours de Brenet appartient à cette famille de projets qui n’ont pas été retenus pour la circulation courante.

Brenet, un graveur entre deux mondes

Pierre-Alexandre Brenet (1789-1858) [À VÉRIFIER] est un graveur en médailles et en monnaies actif sous la Restauration et la monarchie de Juillet. Il a travaillé pour la Monnaie de Paris et a signé plusieurs essais monétaires. Son nom reste attaché à des projets de types républicains, dont ce cinq francs. La mention « concours » indique que la pièce a été soumise à une commission, probablement celle qui devait choisir le type officiel de la Deuxième République.

Le dessin de Brenet pour cet avers s’écarte des portraits royaux : pas de profil de souverain, mais une allégorie. Brenet propose une figure de la République, souvent coiffée du bonnet phrygien, entourée d’attributs comme la couronne de chêne ou la balance. La légende porte « REPUBLIQUE FRANCAISE » ou une variante proche, avec la signature du graveur dans un angle ou sous le buste. Le style s’inspire des médailles révolutionnaires et des monnaies grecques et romaines, avec un modelé assez doux et un grènetis (la petite chaîne de points qui borde la pièce) finement exécuté.

Ce que montre l’avers : une allégorie républicaine

L’avers de la pièce de 5 francs concours de Brenet présente un buste féminin de profil tourné vers la gauche ou vers la droite selon les variantes [À VÉRIFIER]. La figure porte le bonnet phrygien, symbole de liberté depuis la Révolution, et parfois une couronne d’épis ou de chêne. La légende circulaire donne le nom du pays, et la signature « BRENET » ou « P. BRENET » apparaît en petit sous le buste ou le long du listel.

Le listel, cette bordure légèrement saillante qui fait le tour de la pièce, est net et régulier. Le grènetis qui le double à l’intérieur est composé de points serrés, un détail que les collectionneurs examinent pour distinguer les frappes originales des refrappes. Sur un essai de concours, l’avers est souvent plus soigné que sur une monnaie de circulation : le relief est plus haut, les détails des cheveux et des drapés sont plus fins. Cela tient au fait que l’essai est frappé à faible vitesse, avec une pression contrôlée, sur des flans préparés spécialement.

Le revers : valeur, date et symboles

Le revers porte la valeur faciale « 5 FRANCS » dans une couronne de laurier ou de chêne, avec le millésime en exergue (la partie basse, sous le motif principal). La date indiquée est 1803 selon les données fournies, ce qui ne correspond pas à la période de frappe de la Deuxième République [À VÉRIFIER]. Il peut s’agir d’une erreur de relevé, d’une confusion avec l’an XI, ou d’un essai plus tardif portant une date symbolique.

Aucune lettre d’atelier n’est mentionnée dans les données, ce qui est cohérent avec un essai de concours : ces pièces sont généralement frappées à Paris, à la Monnaie centrale, sans différent d’atelier. Les tirages connus sont absents des listes fournies, ce qui signifie que le nombre d’exemplaires frappés est soit inconnu, soit très faible. Pour un essai de concours, on compte souvent quelques dizaines de pièces au maximum, parfois moins.

Un objet de collection, pas de circulation

La pièce de 5 francs concours de Brenet n’a pas été frappée pour être utilisée dans la vie quotidienne. Un essai de concours sert à présenter un projet devant une commission : les exemplaires sont frappés en petit nombre, souvent en métal précieux comme l’argent, et distribués aux membres du jury ou conservés dans les archives de la Monnaie. Personne n’a payé son pain avec un cinq francs concours de Brenet.

Cela explique pourquoi les collectionneurs s’intéressent surtout à l’état de conservation, à la présence de la tranche (lisse ou inscrite), et aux variantes de légende. La tranche d’un cinq francs de circulation porte souvent l’inscription « DIEU PROTEGE LA FRANCE » en relief, mais sur un essai, elle peut être lisse ou porter un autre texte [À VÉRIFIER]. Les retouches de coin, visibles par de petites différences dans la position de la signature ou la forme du bonnet, permettent de distinguer les différents tirages d’un même type.

La suite de l’histoire monétaire de la Deuxième République passe par d’autres types, comme le cinq francs à l’effigie de la République par divers graveurs, puis par le retour du portrait impérial sous Napoléon III. Le concours de Brenet reste un jalon documentaire : il montre comment, en 1848, la jeune République a cherché une image d’elle-même sur ses pièces, sans jamais vraiment trancher entre allégorie pure et portrait symbolique.

En bref

Sous quel régime la pièce de 5 francs concours de brenet a-t-elle été frappée ?

Sous la Deuxième République (1848-1852), en 1803.

En quel métal est la pièce de 5 francs concours de brenet ?

Argent et un diamètre de 36 mm.

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