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Premier Empire, 1807

2 francs Napoléon Empereur

Tête de nègre

  • Argent 900‰métal
  • 27 mmdiamètre
  • 10 gpoids
Sur la frise Premier Empire, 1804-1815

Pas encore dans le jeu

Pays
Premier Empire
Époque
Époque contemporaine, 1807
Métal
Argent 900‰
Poids
10 g
Diamètre
27 mm
Références
Numista 8250
Avers
Tête de nègre

Le revers : valeur, couronne et lettre d’atelier

Le revers de cette pièce de 2 francs Napoléon Empereur porte, en son centre, la valeur faciale « 2 FRANCS » inscrite sur deux lignes dans une couronne de laurier dont les deux branches sont nouées en bas par un ruban. Autour, un grènetis régulier borde le listel, cette fine bande lisse qui sépare le motif du bord extérieur. Sous la couronne, en exergue, figure le millésime « 1807 », et à sa gauche la lettre d’atelier « A », qui désigne Paris. Cette lettre est le repère que scrutent en premier les amateurs de 2 francs Napoléon Empereur atelier A, car elle conditionne l’identification de l’atelier de frappe et donc la rareté relative de l’exemplaire. Le revers ne comporte ni signature de graveur ni différent visible à cet emplacement selon les descriptions courantes [À VÉRIFIER], la couronne et la mention de valeur constituant l’essentiel du décor. La disposition est sobre, symétrique, et laisse toute la place à la lisibilité de la valeur : sur une pièce destinée à circuler intensément, le message monétaire primait sur l’ornement.

Un type monétaire né dans la réorganisation du franc germinal

La création de ce type s’inscrit dans la consolidation du système du franc germinal, mis en place par la loi du 7 germinal an XI (1803) [À VÉRIFIER], qui fixe l’unité monétaire sur une base d’argent à 900 millièmes. Sous le Premier Empire, les ateliers monétaires frappent plusieurs valeurs en argent, dont la pièce de 2 francs, intermédiaire entre le franc et les pièces plus lourdes. Le millésime 1807 correspond à une année de pleine activité impériale, et le type dit « Napoléon Empereur », avec le buste lauré ou nu selon les variantes, se déploie sur plusieurs dénominations. La variante « Tête de nègre » appartient à cette famille : elle se distingue par un portrait dont les traits du visage présentent des caractéristiques particulières qui lui ont valu ce surnom chez les collectionneurs, appellation ancienne et purement descriptive, aujourd’hui discutée dans son emploi.

L’avers et la question du portrait

L’avers montre le buste de Napoléon tourné vers la droite, ceint d’une couronne de laurier, accompagné d’une légende qui nomme le souverain et son titre impérial. C’est précisément sur ce côté que se joue la distinction entre les variantes du type : le tracé du nez, le rendu des lèvres, la forme du cou et l’inclinaison générale de la tête varient d’un coin à l’autre, et la désignation « Tête de nègre » renvoie à une configuration où ces éléments ont été gravés d’une manière qui a frappé les premiers catalogues. Le graveur général des monnaies de l’époque, dont l’atelier parisien assurait la production, n’a pas signé visiblement chaque coin de la même façon, et l’attribution précise des différents coins à des mains ou à des moments de fabrication reste un terrain d’étude [À VÉRIFIER]. Pour le collectionneur, l’avers est donc le lieu de l’examen principal : c’est là que se lit la variante, bien plus que sur le revers, dont le dessin reste stable.

Une frappe parisienne unique, en tirage limité

Le tirage connu de cette variante s’élève à 24 076 exemplaires, tous sortis de l’atelier de Paris en 1807. Aucune autre lettre d’atelier n’apparaît pour ce millésime dans cette variante, ce qui restreint la recherche à un seul lieu de production et simplifie l’identification, tout en expliquant la pression sur les exemplaires disponibles. Comparé à d’autres frappes impériales de même valeur, ce volume est modeste : la pièce n’a pas été produite en masse sur plusieurs années, elle correspond à une émission circonscrite. Le poids de 10,0 g et le diamètre de 27,0 mm sont conformes au standard des 2 francs en argent à 900 millièmes, ce qui signifie que chaque exemplaire contient 9 grammes d’argent fin. Cette régularité de poids était contrôlée lors de la frappe, et les pièces trop légères pouvaient être rebutées puis refondues.

Ce que représentaient deux francs dans la France de 1807

Deux francs, sous l’Empire, correspondent à une somme non négligeable pour un ouvrier ou un petit commerçant. Le franc germinal est défini par un rapport fixe à l’argent, et les prix courants de l’époque, qu’il s’agisse du pain, du vin ou d’une journée de travail, se comptent souvent en centimes et en quelques francs [À VÉRIFIER]. Une pièce de 2 francs permettait donc des achats d’une certaine ampleur : une paire de chaussures simple, plusieurs journées de pain, ou le règlement d’une petite dépense domestique. Sa taille, intermédiaire, la rendait pratique pour la bourse quotidienne, moins encombrante qu’une pièce de 5 francs et plus substantielle qu’un franc. Cette fonction d’usage explique l’usure fréquente des exemplaires retrouvés, et la difficulté de trouver la variante en état de conservation élevé.

Ce que regardent les collectionneurs

Sur une pièce de 2 francs Napoléon Empereur 1807 atelier A, l’attention se porte d’abord sur l’état du portrait et la netteté des reliefs, puis sur la tranche, qui peut porter un décor ou une inscription selon le type et dont l’usure ou le choc modifie sensiblement la valeur d’un exemplaire sur le plan numismatique. Les retouches de coin, visibles par de petites différences dans les feuilles de laurier ou dans la légende, servent à rattacher une pièce à un état précis de fabrication. La patine, cette couche d’oxydation naturelle qui fonce l’argent avec le temps, est également observée : une patine homogène et non nettoyée est généralement préférée à un métal blanchi artificiellement. Enfin, la présence de la lettre A bien lisible en exergue, à côté du millésime, est un critère d’authentification simple pour qui débute.

La fin du type et la suite de la série

Le type au buste de Napoléon Empereur cesse avec la fin de l’Empire et la Restauration, qui introduit de nouveaux portraits et de nouvelles légendes sur les monnaies d’argent. La pièce de 2 francs continue d’exister comme dénomination, mais sous d’autres effigies, et les émissions impériales ne sont plus frappées. Les exemplaires de 1807 déjà mis en circulation restent en usage tant que leur poids et leur titre les maintiennent dans le circuit, avant d’être progressivement retirés ou thésaurisés. Le millésime 1807 de la variante dite Tête de nègre demeure, dans les catalogues spécialisés, l’une des références les plus recherchées de la série des 2 francs Premier Empire, en raison de son tirage unique et de la curiosité attachée à son surnom.

Millésimes et tirages

1 millésime par atelier, 24 076 exemplaires au total pour les tirages connus. La lettre d'atelier figure sur la pièce.

AnnéeAtelierLettreTirage
1807ParisA24 076

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En bref

Sous quel régime la pièce de 2 francs Napoléon Empereur a-t-elle été frappée ?

Sous le Premier Empire (1804-1815), en 1807.

En quel métal est la pièce de 2 francs Napoléon Empereur ?

Argent 900‰, pour un poids de 10 g et un diamètre de 27 mm.

Dans quels ateliers la pièce de 2 francs Napoléon Empereur a-t-elle été frappée ?

1 atelier recensé : Paris (A).

Combien d'exemplaires de la pièce de 2 francs Napoléon Empereur ont été frappés ?

Au moins 24 076 exemplaires d'après les tirages connus, dont 24 076 à Paris en 1807.

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