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Monarchie de Juillet, 1830-1831

5 francs Louis Philippe I

Type Tiolier avec le I, tranche en relief

  • Argent 900‰métal
  • 37,2 mmdiamètre
  • 25 gpoids
Sur la frise Monarchie de Juillet, 1830-1848

Pas encore dans le jeu

Pays
Monarchie de Juillet
Époque
Époque contemporaine, 1830-1831
Métal
Argent 900‰
Poids
25 g
Diamètre
37,2 mm
Références
Numista 19082
Avers
Type Tiolier avec le I, tranche en relief

La pièce de 5 francs Louis Philippe I au type Tiolier est une monnaie en argent frappée en 1830 et 1831, au tout début de la Monarchie de Juillet, après les Trois Glorieuses qui portent le duc d’Orléans au trône sous le nom de Louis-Philippe Ier. Elle porte au droit le portrait du nouveau roi et au revers la valeur faciale entourée d’une couronne, sur un module de 25 grammes d’argent à 900 millièmes. Sa frappe très limitée dans le temps, sur trois ateliers seulement, en fait une émission de transition entre les monnaies de Charles X et les types stabilisés des années suivantes.

Trois ateliers pour une émission de transition

Les tirages connus de cette variante sont tous enregistrés comme inconnus dans les relevés, ce qui signifie que les archives monétaires ne permettent pas d’attribuer un volume précis à chaque combinaison année-atelier. Quatre références sont attestées : Paris (lettre d’atelier A) en 1830, puis en 1831 Lille (W), Paris (A) et Rouen (B). La lettre d’atelier, gravée dans le revers, permet d’identifier le lieu de fabrication sans ambiguïté, et le collectionneur qui cherche une pièce de 5 francs Louis Philippe I 1831 regardera d’abord cette lettre avant le millésime lui-même.

Paris reste l’atelier principal, avec deux années de production successives. Lille et Rouen n’apparaissent qu’en 1831, ce qui suggère un démarrage progressif de la frappe en province après la mise en place du nouveau type à Paris. Le métal est identique partout : argent à 900 millièmes, soit 90 % d’argent fin et 10 % de cuivre, pour un poids théorique de 25 grammes et un diamètre de 37,2 millimètres. Ces caractéristiques reprennent celles des 5 francs de la Restauration, dans le cadre du système du franc germinal qui fixe depuis 1803 le rapport entre l’argent et l’unité monétaire.

Le portrait du roi citoyen

L’avers montre Louis-Philippe Ier de profil tourné vers la gauche, les cheveux en mèches courtes, portant l’uniforme et le col de l’ordre du Saint-Esprit [À VÉRIFIER]. La légende circulaire donne son titre complet, du type « LOUIS PHILIPPE I ROI DES FRANÇAIS », formule qui marque une rupture avec la titulature des Bourbons de la branche aînée. Sous le buste figure la signature du graveur, Nicolas-Pierre Tiolier, ce qui explique le nom donné à ce type dans les catalogues numismatiques.

Le choix du profil et l’absence de couronne sur la tête du souverain rompent avec l’iconographie de Charles X. Louis-Philippe se présente comme un roi issu de la Révolution de 1830, et le monnayage accompagne ce changement d’image dès les premiers mois du règne.

Couronne, valeur et millésime au revers

Le revers porte la valeur « 5 FRANCS » au centre, entourée d’une couronne formée de deux branches, l’une de chêne et l’autre de laurier [À VÉRIFIER pour l’identification exacte des essences], nouées en bas. Le millésime apparaît dans l’exergue, c’est-à-dire la partie basse du revers, sous la couronne. La lettre d’atelier se place près du millésime ou à un emplacement défini par le graveur, selon une disposition constante pour ce type.

Le listel, ce bourrelet en relief qui fait le tour de la pièce au bord, est bordé intérieurement d’un grènetis, fine ligne de petits points en relief. Ces éléments servaient autant à l’esthétique qu’à la protection contre l’usure et les rognages.

Une tranche en relief qui distingue la variante

La tranche de cette variante est dite en relief, par opposition aux tranches inscrites en creux ou lisses. Sur les 5 francs de cette période, la tranche porte une inscription en relief, du type « DIEU PROTEGE LA FRANCE » [À VÉRIFIER pour la formulation exacte sur ce type précis], dont les lettres se lisent directement sur le chant de la pièce. Cette caractéristique technique est l’un des premiers points que vérifient les collectionneurs, car une tranche modifiée ou limée change considérablement la nature d’un exemplaire.

Sur les 5 francs Louis Philippe I au type Tiolier, la distinction entre les variantes de tranche est d’autant plus importante que l’émission est courte et que plusieurs types se succèdent rapidement. Un même millésime peut exister avec des tranches différentes selon les séries.

Ce que la pièce représentait dans les échanges

Cinq francs en argent représentaient une somme considérable pour un ouvrier du début des années 1830. Le salaire journalier d’un travailleur manuel se situait autour de deux à trois francs à cette époque [À VÉRIFIER], ce qui place cette pièce parmi les grosses coupures de la circulation courante, utilisées pour les paiements importants et rarement pour les menus achats. Elle circulait aux côtés des pièces de 1 franc, de 2 francs et des multiples en or, dans un système bimétallique où l’argent dominait les transactions quotidiennes de moyenne importance.

Un type vite remplacé

Le type Tiolier avec le I ne reste en service que deux ans. Dès 1831, d’autres variantes du monnayage de Louis-Philippe apparaissent, avec des modifications de gravure et de légende qui rendent le type initial obsolète. Cette brièveté explique la rareté relative de la pièce de 5 francs Louis Philippe I 1830 et de sa version 1831, et elle justifie l’intérêt que lui portent les collectionneurs spécialisés dans la Monarchie de Juillet. Les exemplaires des ateliers de Lille et de Rouen, frappés une seule année, sont particulièrement recherchés pour compléter une série par atelier.

Millésimes et tirages

4 millésimes par atelier. La lettre d'atelier figure sur la pièce.

AnnéeAtelierLettreTirage
1830ParisAinconnu
1831ParisAinconnu
1831RouenBinconnu
1831LilleWinconnu

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En bref

Sous quel régime la pièce de 5 francs Louis Philippe I a-t-elle été frappée ?

Sous la monarchie de Juillet (1830-1848), entre 1830 et 1831.

En quel métal est la pièce de 5 francs Louis Philippe I ?

Argent 900‰, pour un poids de 25 g et un diamètre de 37,2 mm.

Dans quels ateliers la pièce de 5 francs Louis Philippe I a-t-elle été frappée ?

3 ateliers recensés : Paris (A), Rouen (B), Lille (W).

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